Le ministère des AE souligne les efforts du gouvernement pour la libération et le rapatriement des 18 soldats cambodgiens détenus
AKP Phnom Penh, le 07 septembre 2025 --
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rendu public ce soir un communiqué de presse soulignant les efforts du gouvernement royal du Cambodge pour la libération et le rapatriement des 18 soldats cambodgiens détenus illégalement par les forces thaïlandaises depuis le 29 juillet dernier.
D'après le communiqué de presse, Samdech Thipadei Premier ministre HUN Manet a accordé la plus haute priorité à la libération et au rapatriement en toute sécurité des 18 soldats cambodgiens détenus par les forces thaïlandaises suite au cessez-le-feu du 28 juillet 2025. Il a directement donné instruction aux institutions du gouvernement royal de mettre en œuvre tous les moyens possibles : bilatéraux, régionaux et internationaux pour assurer leur retour rapide, soulignant que le bien-être des soldats détenus est une question de dignité nationale et une préoccupation humanitaire urgente. Son engagement personnel reflète la détermination inébranlable du Cambodge à protéger son peuple, à défendre sa souveraineté nationale et à résoudre le problème pacifiquement, dans un esprit de bon voisinage et de confiance mutuelle.
Soutenant le leadership du Premier ministre, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, PRAK Sokhonn, a mené des initiatives diplomatiques soutenues, soulevant régulièrement la question auprès de ses principaux partenaires bilatéraux, régionaux et internationaux, ainsi qu'auprès du corps diplomatique à Phnom Penh et des dignitaires étrangers en visite, dont l'envoyé spécial du Japon pour la coopération dans le Mékong, afin de plaider en faveur de la libération immédiate des soldats. Agissant sous ses instructions, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a intensifié ces efforts en publiant des notes verbales, en organisant des points de presse diplomatiques, en collaborant avec les mécanismes de l'ASEAN et en maintenant une étroite coordination avec les pays amis et les organisations internationales. Ces efforts soulignent l'engagement du Cambodge à défendre les droits de ses ressortissants, à promouvoir la désescalade et à respecter les principes humanitaires internationaux.
Le ministère de la Défense nationale a activement collaboré avec son homologue thaïlandais, par le biais des mécanismes militaires bilatéraux existants, afin de faire pression en faveur de la libération immédiate des soldats. Le retour en toute sécurité des 18 soldats détenus est également essentiel, tout en garantissant le strict respect du cessez-le-feu du côté cambodgien. En complément, le Comité cambodgien des droits de l'homme a collaboré avec les organismes régionaux et internationaux de défense des droits de l'homme afin de souligner la dimension humanitaire de l'affaire, en insistant sur les droits et la dignité des soldats détenus et en appelant au plein respect du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Ces efforts conjugués renforcent l'approche unifiée du gouvernement royal pour garantir le rapatriement des soldats par des moyens juridiques, humanitaires et diplomatiques.
Les missions diplomatiques cambodgiennes à l'étranger, en particulier les missions permanentes auprès de l' IONU à New York et à Genève, ont joué un rôle de premier plan dans le plaidoyer international. A New York, la Mission a officiellement soulevé la question devant l' ONU et ses partenaires de l'ASEAN, appelant au rapatriement des soldats et veillant à ce que la question reste à l'ordre du jour international. A Genève, la Mission a activement mobilisé les institutions humanitaires et de défense des droits de l'homme, notamment le CICR et le HCDH, afin de surveiller les conditions de détention et de faire pression pour le respect des Conventions de Genève.
Le Cambodge s'adresse au CICR de bonne foi, sollicitant une protection humanitaire et non politique. Les priorités urgentes sont claires : l’accès, la surveillance et le rapatriement des prisonniers de guerre doivent être garantis ; les civils doivent être protégés contre les transferts forcés, les saisies illégales de terres et la militarisation de leurs foyers ; et les hostilités doivent être menées conformément au droit international, mettant fin aux attaques aveugles, préservant le patrimoine culturel et interdisant les armes prohibées.
Le CICR a réaffirmé sa reconnaissance des 18 soldats détenus comme prisonniers de guerre et a confirmé que des visites de suivi seraient effectuées début septembre afin de vérifier leur situation et de garantir le contact avec leurs familles. Le CICR s’est engagé à collaborer étroitement avec les autorités cambodgiennes pour mener des évaluations sur le terrain, surveiller la situation humanitaire et répondre aux préoccupations liées aux civils déplacés et à l’utilisation présumée d’armes prohibées, conformément à son mandat de neutralité.

Par C. Nika





