Le CHRC condamne les attaques militaires thaïlandaises, les qualifiant de « grave menace pour la paix et de violations flagrantes des droits de l'homme »
AKP Phnom Penh, le 08 décembre 2025 --
Le Comité cambodgien des droits de l'homme (CHRC) a exprimé sa profonde préoccupation et a fermement condamné les attaques brutales, illégales et inhumaines perpétrées par les forces armées thaïlandaises contre l'intégrité territoriale du Cambodge et les civils cambodgiens le long de la frontière khméro-thaïlandaise les 7 et 8 décembre.
D’après les principaux médias internationaux, dont CNN, BBC, Al Jazeera, Reuters et The Guardian, les forces thaïlandaises ont lancé de multiples assauts contre les troupes cambodgiennes et les zones civiles avoisinantes. Ces frappes, qui auraient impliqué l'utilisation d'armes lourdes, d'avions de chasse F-16 et d'agents chimiques, ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils cambodgiens.
Le CHRC a déclaré que ces attaques constituaient de graves violations de la Charte de l’ONU, de la Charte de l'ASEAN, du droit international humanitaire et des droits de l'homme, ainsi que des accords bilatéraux de cessez-le-feu et de la Déclaration conjointe Cambodge-Thaïlande sur l'accord de paix, récemment signée à Kuala Lumpur, en présence du président américain, Donald J. Trump, et du Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim. Le Comité a affirmé que les actions des forces thaïlandaises compromettaient la paix régionale et contrevenaient aux valeurs fondamentales d'unité et d'esprit communautaire de l'ASEAN.
Le CHRC a exhorté la communauté internationale et régionale à condamner les actions de la Thaïlande et à faire pression sur ce pays afin qu'il mette immédiatement fin à son agression et assume l'entière responsabilité, en vertu du droit international, des dommages causés.
Le Comité a réaffirmé que, quelles que soient les situations de conflit, les droits de l'homme et le droit international humanitaire devaient être respectés, et que l'intégrité territoriale et la vie des citoyens cambodgiens doivent être protégées.
Il a ajouté que le Cambodge demeurait déterminé à respecter le cessez-le-feu, à mettre en œuvre tous les accords de paix conclus avec la Thaïlande et à rechercher des solutions pacifiques et légales à tous les différends. Le Cambodge continue de rejeter toute forme de recours à la force ou d'intimidation.
Le CHRC a déclaré qu'il continuerait de surveiller, de documenter et de signaler toutes les violations des droits de l'homme découlant des actions des forces thaïlandaises et qu'il était solidaire des civils cambodgiens touchés par les attaques.

Keo Remy, président du CHRC
Par C. Nika





