Les États-Unis exhortent la Thaïlande à reprendre la mise en œuvre de l'Accord de paix de Kuala Lumpur
AKP Phnom Penh, le 19 décembre 2025 -- Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, s'est entretenu avec le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, l'exhortant à prendre des mesures concrètes pour désamorcer la situation et à inciter la Thaïlande à reprendre la mise en œuvre des Accords de paix de Kuala Lumpur.
Selon un communiqué rendu public le 18 décembre par le Département d'État américain, Marco Rubio a souligné la préoccupation des États-Unis face à la persistance des violences à la frontière cambodgienne et a insisté sur l'urgence de réduire les tensions.
A noter que la Déclaration conjointe sur l'Accord de paix entre le Cambodge et la Thaïlande a été signée le 26 octobre dernier à Kuala Lumpur par les Premiers ministres des deux pays, en présence du président américain Donald J. Trump et du Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, en sa qualité de président de l'ASEAN pour 2025.
Malgré l'accord, la Thaïlande a repris son agression militaire contre le Cambodge le 7 décembre. La lieutenante-générale Maly Socheata, porte-parole du ministère de la Défense nationale, a indiqué que les attaques, qui en étaient à leur treizième jour, étaient devenues de plus en plus brutales et aveugles, pénétrant profondément en territoire cambodgien. Elle a souligné l'utilisation de divers types d'armements lourds, d'avions de chasse F-16 et de gaz toxiques, qu'elle a qualifiée de grave violation du droit international.
La porte-parole a réaffirmé que le Cambodge était contraint de riposter en état de légitime défense pour protéger son intégrité territoriale après avoir fait preuve de la plus grande retenue pendant plus de 24 heures. Elle a insisté sur le fait que le droit du Cambodge à la légitime défense vise exclusivement les cibles militaires thaïlandaises, contrairement aux actions de l'armée thaïlandaise, qui a délibérément ciblé des zones résidentielles.
A compter jusqu’à ce matin, le nombre de civils déplacés a dépassé les 490 000. Le bilan des victimes civiles est actuellement à 18 morts, dont un nourrisson, et 79 blessés.

Par C. Nika





