Des éléphants aussi victimes de l'agression militaire thaïlandaise
AKP Phnom Penh, le 24 décembre 2025 --
Deux éléphants sauvages ont été retrouvés morts des suites de blessures à cause de la récente agression militaire à la frontière.
Les deux éléphants : une femelle adulte et son nouveau-né ont été découverts à O' Skach, dans la réserve faunique de Preah Rokar-Chhèp, province de Preah Vihear. La découverte a été signalée le 23 décembre par des gardes du parc et des membres de la communauté locale.
L'éléphante, pesant environ 500 kg, présentait une grave blessure causée par des explosifs militaires. Le petit, de 80 kg, est mort après une fausse couche, des suites du traumatisme subi par sa mère.
Le 14 décembre dernier, des cueilleurs forestiers locaux ont signalé avoir aperçu des empreintes d'éléphants et des traces de sang dans la zone. En réponse, le service provincial de l'environnement de Preah Vihear a dépêché des gardes de la réserve faunique de Preah Rokar-Chhèp, en collaboration avec des chercheurs de la Wildlife Conservation Society (WCS), afin d'enquêter. Cependant, l'immensité de la forêt et les hostilités militaires en cours dans la région ont empêché l'équipe de localiser et de secourir les animaux à temps.
Eang Sophalleth, ministre de l'Environnement, a déclaré que l'agression militaire avait non seulement causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, mais aussi détruit des ressources naturelles et une biodiversité inestimables.
Lors d'une conférence à l'Académie royale du Cambodge hier, le ministre a souligné que cette agression violait le droit international, qui interdit formellement toute atteinte à l'environnement ou aux aires protégées.
A noter que la province de Preah Vihear abrite actuellement une vingtaine d'éléphants sauvages. Ils migrent entre la chaîne de montagnes de Dangrêk, à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, et la frontière entre le Cambodge et le Laos, en empruntant le corridor de Chhèp-Preah Rokar.


Par C. Nika





