Une fresque intitulée « L’art pour la paix » à Siem Reap met en lumière les souffrances des civils
AKP Phnom Penh, le 25 décembre 2025 --
L’émotion était palpable parmi les Cambodgiens lors du dévoilement à Siem Reap d’une fresque intitulée « L’art pour la paix ». Cette œuvre dépeint, selon les organisateurs, les dures réalités et le coût humain causés par les incursions militaires thaïlandaises en cours en territoire cambodgien.
L’œuvre collective a été officiellement présentée dans la soirée du 24 décembre, au parc public Preah Ang Chek-Preah Ang Chorm, dans la province de Siem Reap.
Les organisateurs ont déclaré que ce projet visait à donner la parole aux civils touchés par la guerre, à promouvoir le respect du patrimoine culturel et à inciter la communauté internationale à agir pour prévenir de nouvelles violences.
Plus de 70 artistes de plusieurs provinces ont collaboré à la réalisation de cette fresque de 5 mètres sur 30, créée en cinq jours, du 19 au 24 décembre. L'initiative était menée par Tan Kimsour, chef de projet représentant les artistes, aux côtés de Meas Chandalin, directrice générale de Lakamo Co., avec la participation d'artistes, d'étudiants, de commerçants, d'habitants et des autorités compétentes.
Selon les organisateurs, la fresque dépeint des scènes de deuil et de traumatisme liées au conflit : une Cambodgienne agenouillée, serrant contre elle la photo de son mari, soldat tué au combat ; des écoliers fuyant, terrorisés ; et une jeune fille levant les mains en signe de salutation traditionnelle, à la recherche de son père.
Ces images, ont-ils expliqué, visent à illustrer les souffrances que les enfants cambodgiens ne devraient pas avoir à endurer aujourd'hui.
Les artistes ont indiqué que la fresque resterait exposée au public jusqu'à la fin du conflit, comme un appel à la paix lancé au monde entier.
Les visiteurs, y compris les touristes étrangers, sont également invités à déposer des fleurs et à brûler de l'encens en hommage aux soldats tombés au champ d'honneur.



Article en khmer par Khuth Sao
Article en français par C. Nika





