Protestation du Cambodge contre l'installation d'une statue de Bouddha par l'armée thaïlandaise dans la province de Preah Vihear
AKP Phnom Penh, le 22 janvier 2026 -- Le ministère des Cultes et des Affaires religieuses a fermement protesté contre l'installation par l'armée thaïlandaise d'une statue de Bouddha sur le territoire souverain du Cambodge, dans la province de Preah Vihear.
Dans un communiqué publié le 22 janvier, le ministère a indiqué que cette protestation faisait suite à un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, daté du 21 janvier 2026, concernant les activités menées par les forces armées thaïlandaises dans les zones occupées.
Selon le ministère des Cultes et des Affaires religieuses, l'armée thaïlandaise a installé la statue de Bouddha dans le village d'An Ses, commune de Choam Ksan, district de Choam Ksan. Le ministère a précisé que cette action avait été menée à l'emplacement même où une statue de Vishnu avait été précédemment détruite par les forces armées thaïlandaises.
Le ministère a déclaré que l'installation de la statue de Bouddha constituait une violation de la souveraineté du Cambodge et contrevenait aux principes fondamentaux du droit international qui interdisaient l'acquisition de territoire par la force.
Il a également souligné que cette action contrevenait aux engagements de la Thaïlande en faveur du règlement pacifique des différends, conformément à l'Accord de cessez-le-feu du 28 juillet 2025, aux procès-verbaux des réunions précédentes du Comité général des frontières (GBC), à la Déclaration conjointe sur la paix et le règlement pacifique des différends du 26 octobre 2025 et au Communiqué conjoint de la Réunion spéciale du GBC du 27 décembre 2025.
Le ministère a insisté sur le fait que ces accords réaffirment l'obligation des deux parties de s'abstenir de toute mesure unilatérale et a appelé l'armée thaïlandaise à respecter pleinement le droit international et à se conformer à ses obligations en vertu des traités et accords existants.


Par C. Nika





