Le Cambodge proteste contre la visite non autorisée du chef du renseignement de l'armée thaïlandaise sur le territoire cambodgien
AKP Phnom Penh, le 04 février 2026 --
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Royaume du Cambodge (MAECI) a protesté avec la plus grande fermeté contre la Thaïlande concernant la visite non autorisée d'un groupe d'attachés militaires et de responsables des forces de l'ordre étrangers, conduit par le chef du renseignement de l'armée thaïlandaise.
Selon un communiqué de presse rendu public ce matin par le MAECI, cette visite non autorisée a eu lieu dans deux hôtels situés dans le district d'O' Smach, province d'Oddâr Meanchey, au Cambodge, le 2 février 2026.
« Cette visite a été effectuée sans le consentement du gouvernement royal du Cambodge, ce qui constitue une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Cambodge », a souligné le MAECI.
Les hôtels et les terrains où s'est déroulée la visite sont situés à 397 m du poste-frontière international d'O' Smach, adjacent à la borne frontière No. 15, a indiqué le ministère, ajoutant que la zone a été prise de force et occupée par les forces armées thaïlandaises lors de leur offensive du 7 au 27 décembre 2025.
« Le Cambodge rejette catégoriquement les opérations menées par les forces militaires thaïlandaises, notamment l'exercice illégitime de la souveraineté thaïlandaise par l'organisation de la visite susmentionnée, qui viole la Charte de l’ONU et la Charte de l'ASEAN et constitue une tentative de légitimer l'occupation du territoire souverain cambodgien », a souligné le communiqué.
Tout en rejetant fermement les actions de la Thaïlande, le gouvernement royal du Cambodge réaffirme son engagement constant et inébranlable à rechercher un règlement pacifique de tous les différends frontaliers avec la Thaïlande, comme avec tous ses voisins, conformément au droit international, et demeure résolu à maintenir sa position de principe selon laquelle les frontières ne doivent pas être modifiées par la force.

Par C. Nika





