Le ministère des AE rejette la déformation des propos du vice-PM Prak Sokhonn sur la question frontalière
AKP Phnom Penh, le 30 mars 2026 --
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) a rejeté la déformation des propos tenus par le vice-Premier ministre, Prak Sokhonn, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, concernant la politique frontalière du Cambodge.
Dans une déclaration rendue publique lundi, le porte-parole du MAECI a indiqué que les propos tenus lors d'une rencontre avec des personnes déplacées de Thmâr Da, dans le district de Veal Vèng, province de Pursat, le 27 mars dernier, avaient été déformés par des individus aux « motivations politiques malveillantes ».
Le porte-parole a réfuté les allégations circulant en ligne selon lesquelles le Cambodge serait disposé à céder du territoire en échange de la fin des incursions, qualifiant ces interprétations de fausses et trompeuses.
D’après la déclaration, Prak Sokhonn a réaffirmé la position constante du gouvernement royal, qui privilégie le règlement pacifique des différends frontaliers, fondé sur le droit international, les traités en vigueur et les mécanismes établis.
Le ministère a par ailleurs souligné que le Cambodge et la Thaïlande partageaient une frontière internationalement reconnue, définie par les cartes établies par la Commission franco-siamoise de délimitation des frontières, conformément à la Convention de 1904 et au Traité de 1907.
Il a ajouté que les deux parties étaient tenues de restituer tout territoire situé au-delà des lignes frontalières convenues lors des procédures de démarcation et de vérification, conformément aux principes juridiques et aux accords frontaliers historiques.
Par l’intermédiaire de la Commission mixte frontalière (JBC), créée en vertu du Mémorandum d’entente de 2000, le Cambodge collabore avec la Thaïlande depuis plus de vingt ans afin de délimiter la frontière avec précision et équité sur le terrain.
Le Cambodge demeure attaché à la recherche de solutions pacifiques et conformes au droit international pour régler les différends frontaliers, et rejette fermement toute tentative d’imposer des modifications de frontière par la force, a réaffirmé la déclaration.


Par C. Nika





