La demande mondiale de pétrole revue à la baisse pour 2026, selon l'AIE
AKP Phnom Penh, le 13 août 2026—
La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz continue de peser sur le marché pétrolier mondial, entraînant une nouvelle révision à la baisse des prévisions de demande pour 2026, selon le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié mercredi.
Conjuguée à des prix élevés des carburants, cette fermeture devrait faire reculer la demande mondiale de 1,6 million de barils par jour (mb/j) en 2026, soit 510.000 b/j de plus que prévu le mois dernier. L'AIE table toutefois sur un rebond de 2,4 mb/j en 2027.
La reprise de l'offre pétrolière du Golfe amorcée en juin s'est inversée en juillet, après la rupture de l'accord de cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis. Les cours ont bondi à un plus haut en deux mois, dans une fourchette exceptionnellement large de près de 40 dollars le baril. Le prix du pétrole brut Brent s'échangeait mercredi autour de 92 dollars.
L'offre mondiale a progressé de 2,4 mb/j en juillet, à 101,5 mb/j, restant toutefois inférieure à son niveau d'il y a un an à 6,3 mb/j. La reprise des hostilités fin juillet et début août, et des perturbations du trafic maritime ont freiné le redressement, selon l'AIE, qui table sur un recul de l'offre de 4,3 mb/j en 2026, puis un rebond de 8,3 mb/j en 2027, à 110,3 mb/j.
Les stocks mondiaux observés ont chuté de 69 millions de barils en juillet, sous l'effet d'une nouvelle interruption des exportations du Golfe et de la mer Caspienne. Fin juillet, ils sont repassés sous les 7,9 milliards de barils, en baisse cumulée de 410 millions de barils depuis le début du conflit.
L'AIE prévoit désormais un déficit de 1,8 mb/j sur le marché au troisième trimestre, plus du double de son estimation du mois dernier. Un retour à l'excédent est attendu d'ici fin 2026, mais "les risques restent substantiels", avertit l'agence, pour qui la réouverture rapide du détroit d'Ormuz est plus urgente que jamais.
AKP-Xinhua





