Éditorial : Le gouvernement royal intensifie la lutte contre les escroqueries en ligne et obtient des résultats significatifs
AKP Phnom Penh, le 25 août 2026 --Les escroqueries en ligne continuent de faire des victimes au Cambodge et dans le monde entier, les réseaux criminels ayant recours à des opérations de plus en plus sophistiquées et organisées pour escroquer les personnes, dérober de l’argent et obtenir des informations personnelles sensibles.
Bien que nombre de ces groupes criminels ciblent principalement des étrangers, leur présence au Cambodge constitue un sérieux défi pour la sécurité, l’économie et la réputation internationale du pays. Le gouvernement royal du Cambodge (GRC) n’a toutefois jamais ignoré ce problème et a pris des mesures de plus en plus fermes afin d’éradiquer les escroqueries facilitées par les technologies dans le Royaume.
Dès qu’il a été établi que des groupes criminels utilisaient le Cambodge comme base pour mener des opérations d’escroquerie en ligne, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a donné des directives strictes au ministère de l’Intérieur, aux ministères et institutions concernés, ainsi qu’aux administrations de la capitale et des provinces, afin de démanteler complètement ces opérations et d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées.
Une étape majeure de ces efforts a été l’adoption, le 6 avril 2026, de la Loi sur la lutte contre les escroqueries en ligne. Cette loi couvre les fraudes commises au moyen de systèmes technologiques ou impliquant l’utilisation de technologies pour commettre des infractions. Selon la gravité de l’infraction et des dommages causés, les auteurs peuvent être condamnés jusqu’à la réclusion à perpétuité, qui constitue la peine la plus sévère prévue par la législation cambodgienne.
Cette loi témoigne de la détermination du GRC à renforcer le cadre juridique de lutte contre les escroqueries en ligne et à empêcher les fraudes fondées sur les technologies de prendre racine au Cambodge.
Le 3 avril 2026, le vice-Premier ministre Koeut Rith, ministre de la Justice, avait déclaré que cette loi constituait une nouvelle étape dans la lutte du GRC contre les escroqueries en ligne, avec deux objectifs principaux : renforcer l’efficacité des opérations de démantèlement menées à l’échelle nationale et empêcher le retour des escroqueries en ligne au Cambodge.
Les fraudes facilitées par les technologies constituent une forme de criminalité organisée impliquant des réseaux structurés qui exploitent Internet et les technologies modernes pour voler de l’argent, des mots de passe, des informations bancaires et d’autres données sensibles aux victimes.
Ces réseaux disposent souvent de superviseurs chargés de gérer les activités frauduleuses et de recueillir systématiquement les informations concernant les victimes. Parmi les stratagèmes courants figurent les fausses opportunités d’investissement dans les cryptomonnaies, les escroqueries sentimentales en ligne et les demandes de prêts en ligne illégales, ciblant des victimes au Cambodge comme à l’étranger.
Pour faire face à ce problème, le Premier ministre Hun Manet a fait preuve à plusieurs reprises d’une ferme détermination, donnant pour instruction aux ministères, institutions et administrations infranationales concernés de démanteler les opérations d’escroquerie et de traduire en justice les auteurs et leurs complices.
Le GRC a également inscrit la lutte contre les fraudes fondées sur les technologies parmi ses grandes priorités politiques et lancé une campagne nationale mobilisant de nombreuses autorités et parties prenantes.
Ces efforts témoignent de la détermination du Cambodge à s’attaquer à un problème qui préoccupe non seulement le Royaume, mais aussi la région et la communauté internationale. Ils contribuent en plus à restaurer la réputation du pays et la confiance du public.
Selon un rapport du Secrétariat de la Commission ad hoc de lutte contre les escroqueries en ligne, les opérations menées de juillet 2025 au 31 juillet 2026 ont permis d’enquêter et d’identifier 751 sites où des infractions étaient commises. Parmi eux, 605 sites ont été scellés afin d’empêcher la poursuite des activités criminelles.
Les autorités ont également enquêté sur 195 casinos titulaires d’une licence, ce qui a entraîné le retrait de 20 licences et la suspension de 29 autres en raison de leur implication dans des fraudes facilitées par les technologies. En outre, 23 casinos dont les licences avaient expiré ont par la suite cessé leurs activités.
Au cours de la même période, les autorités cambodgiennes ont secouru et engagé les procédures de rapatriement de 21 666 ressortissants étrangers de 38 nationalités, principalement originaires de Chine, du Vietnam, du Pakistan, d’Indonésie, du Bangladesh et d’Inde.
Les autorités compétentes ont en outre constitué et transmis aux tribunaux 388 dossiers, impliquant 4 147 suspects de 27 nationalités, parmi lesquels des dirigeants présumés de réseaux criminels et leurs complices.
Malgré ces résultats significatifs, le Cambodge n’a pas relâché ses efforts. Les réseaux criminels ont de plus en plus adapté leurs méthodes, se divisant en groupes plus petits et opérant depuis des maisons d’hôtes, des hôtels et des lieux dispersés afin d’échapper à la détection et aux opérations des forces de l’ordre.
Le Premier ministre a aussi profité d’entretiens accordés à de grands médias internationaux, notamment Reuters, AFP et Fox News, pour réaffirmer l’engagement du Cambodge à éradiquer les escroqueries en ligne, tout en répondant aux préoccupations concernant la souveraineté et la réputation internationale du pays.
Son observation selon laquelle les réseaux d’escroqueries technologiques de « l’économie noire » portent atteinte à l’économie légitime du Cambodge souligne les conséquences économiques et sociales plus larges de ces activités criminelles.
Il ne fait aucun doute que le Cambodge a constamment réaffirmé, tant au niveau national qu’international, son engagement à éliminer les escroqueries en ligne. La lutte contre les fraudes facilitées par les technologies est devenue une priorité majeure du GRC, avec pour objectif ultime de protéger la population, de renforcer la sécurité publique et de préserver la réputation du Cambodge.
Dans le même temps, la complexité et le caractère transnational de ces réseaux criminels signifient qu’aucun pays ne peut éradiquer seul les escroqueries en ligne. Une action efficace exige une coopération transfrontalière renforcée, un partage accru d’informations et une coordination plus étroite des services chargés de l’application de la loi entre les différents pays.
Dans cet esprit, le Cambodge accueillera à Phnom Penh, les 23 et 24 septembre 2026, la Conférence internationale sur la lutte contre les fraudes facilitées par les technologies, à laquelle plus de 30 pays et organisations internationales sont invités à participer.
La conférence se tiendra sous le thème « Agir ensemble pour briser la chaîne et éradiquer les escroqueries en ligne », soulignant la volonté du Cambodge de contribuer activement aux efforts internationaux visant à lutter contre les fraudes facilitées par les technologies.
L’organisation de cette conférence témoigne également de la volonté du Cambodge de coopérer avec la communauté internationale pour relever ce défi commun.
En résumé, la campagne nationale menée par le GRC, soutenue par un cadre législatif renforcé, des mesures d’application de la loi et une coopération internationale accrue, a déjà produit des résultats significatifs. Malgré les défis qui subsistent, le Cambodge poursuit ses efforts avec détermination afin de démanteler les réseaux de fraude technologique et d’empêcher leur implantation dans le pays.
La protection du bien-être de la population, la préservation de la réputation nationale du Cambodge et le soutien à un développement économique durable demeurent parmi les principaux objectifs qui guident les efforts du gouvernement royal pour éradiquer les escroqueries en ligne.



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