France : canicules et sécheresse devraient coûter 0,1 point de PIB en 2026
AKP Phnom Penh, le 3 septembre 2026—
Les vagues de chaleur et la sécheresse qui ont frappé la France cet été devraient coûter 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) à l'économie française en 2026, principalement en raison du recul de la production agricole, a estimé mercredi le ministère de l'Economie, cité par la presse.
Selon le ministère, les conditions météo extrêmes ont fortement affecté certaines cultures et devraient entraîner une baisse de 8% de la production agricole française cette année, soit environ la moitié du recul enregistré lors de la canicule de 2003.
La production de maïs devrait notamment diminuer de 35% en 2026 par rapport à 2025. Les prairies ont également été fortement touchées : au 10 août, leur pousse cumulée était inférieure d'environ un tiers à la normale, réduisant ainsi les disponibilités en fourrages.
A l'impact des fortes chaleurs sur l'agriculture s'ajoutent les conséquences du conflit au Moyen-Orient. La hausse des prix du gaz a renchéri le coût des engrais azotés, tandis que le commerce mondial des engrais a été perturbé, selon le ministère.
Les vagues de chaleur ont également eu "de nombreux autres effets sectoriels et localisés" en dehors de l'agriculture, mais leur impact macroéconomique "devrait rester plus limité", a-t-il ajouté.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, avait estimé à la mi-août que les canicules à répétition de cet été pourraient coûter entre 10 et 15 milliards d'euros à l'économie française.
L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a récemment révisé à la baisse ses estimations de croissance économique française aux premier et deuxième trimestres de 2026, avec un recul de 0,2% au premier trimestre et une croissance nulle au deuxième trimestre.
AKP-Xinhua





