France : l'Insee prévoit une croissance de 0,4% en 2026
AKP Phnom Penh, le 11 septembre 2026—
L'économie française devrait enregistrer une croissance de 0,4% en 2026, sur fond d'augmentation de l'inflation et du chômage, a prévu l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa dernière note sur la conjoncture économique du pays.
Après un recul de 0,2% en hiver, le produit intérieur brut (PIB) français a stagné au printemps. L'activité devrait toutefois renouer avec une croissance modeste au second semestre, à +0,1% à l'été puis +0,2% en fin d'année, selon l'Insee.
Cette performance médiocre s'explique par plusieurs facteurs, notamment un retournement violent de l'activité dans les travaux publics, conséquence du cycle électoral municipal. Ensuite, selon les données actuellement disponibles, elle semble avoir été plus fortement affectée que ses voisins par les vagues de chaleur, notamment dans l'agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l'année. De plus, son marché du travail est plus dégradé qu'ailleurs en Europe, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, explique la note de l'Insee.
L'inflation française est à 2,4% en août, et devrait atteindre 2,9% à la fin de l'année. La hausse des prix de l'énergie, notamment du gaz, devrait progressivement se diffuser aux produits manufacturés et à certains services, en particulier les transports. L'inflation resterait néanmoins inférieure à celle observée dans le reste de l'Europe, en raison d'une progression plus faible des salaires et des prix des services.
Le chômage continue de progresser tandis que les salaires restent peu dynamiques. L'impulsion budgétaire est par ailleurs moins favorable que chez les voisins européens. Le taux de chômage est estimé à 8,6% vers la fin de l'année.
L'investissement des entreprises, qui avait progressé de 0,7% en 2025 après une baisse de 0,3% en 2024, devrait se contracter de 0,3% en 2026. Les perspectives de demande jugées faibles et la remontée du coût du capital pèsent sur les décisions d'investissement. L'investissement public devrait aussi diminuer nettement, malgré la progression des dépenses de défense, sous l'effet de la baisse des dépenses de construction des municipalités pendant l'année électorale.
Dans ce contexte, le commerce extérieur serait le principal soutien de la croissance française, notamment grâce aux secteurs aéronautique et naval, selon l'Insee.
AKP-Xinhua





