Les chauffeurs de bus de Séoul annulent leur grève suite à un accord de dernière minute
AKP Phnom Penh, le 16 septembre 2026—
Le syndicat des chauffeurs d'autobus de la ville de Séoul a retiré son appel à la grève qui était prévu pour ce mercredi après avoir conclu dans la nuit un accord avec la direction.
Il a fallu près de 12 heures de négociations, menées dans les bureaux régionaux de la Commission nationale des relations du travail (NLRC), pour que finalement les deux parties s'accordent vers 1h50 du matin sur une augmentation salariale de 3,2% pour l'année en cours, ce qui est 0,9 point de plus que celle obtenue l'année passée.
La grève, qui devait débuter dès 4h du matin, heure des premières courses selon les horaires, a ainsi été tout simplement annulée. Plus tard dans la matinée, toutes les lignes fonctionnaient comme d'habitude.
Aucun compromis n'a toutefois été trouvé au sujet d'un des principaux points de désaccord, qui concerne le nombre d'heures de travail mensuelles servant de base pour le calcul du salaire horaire. Alors que la direction et la municipalité voulaient s'en tenir aux 230 heures (soit 45 heures par semaine) tel qu'il avait été décidé précédemment avec le syndicat. Ce dernier avançait qu'il fallait partir désormais sur la base de 176 heures (soit environ 34 heures par semaine), en vertu des précédents qui ont été établis ces dernières années par la justice.
Suite à une décision de justice finalisée en 2024 qui concernait la méthode de calcul du salaire, des salariés d'une des entreprises de bus de Séoul ont intenté contre elle un procès et ont pour l'instant obtenu partiellement gain de cause, puisqu'un tribunal de deuxième instance ainsi la Cour suprême ont reconnu que la base horaire devait être 176 heures.
Mais de l'autre côté, la direction et la ville font valoir le fait que si elles acceptaient les 7,85% d'augmentation exigés par le syndicat ainsi que les 176 heures, cela reviendrait à une hausse du salaire horaire d'environ 16%. Chaque pourcentage d'augmentation coûterait environ 14 milliards de wons (10,3 millions de dollars) à l'année, selon la municipalité, ce qui doublerait le déficit total du budget annuel consacré au système de bus à près de 1.000 milliards de wons.
Finalement, les deux parties ont accepté cette nuit de remettre à plus tard leurs négociations sur la base horaire jusqu'à ce que la Cour suprême se prononce sur d'autres affaires similaires, les premiers verdicts pouvant tomber avant la fin de l'année.
A Séoul, tout comme dans les autres grandes villes de Corée du Sud, les bus sont gérés de manière semi-publique, puisque ce sont en réalité des entreprises privées qui exploitent les différentes lignes et leurs éventuels déficits sont entièrement couverts par la ville.
Park Jeom-gon, président du Syndicat des autobus de Séoul, a commenté : «L'accord n'est pas très satisfaisant, mais dans l'intérêt des habitants de Séoul, nous voulions éviter de nous mettre en grève. Je pense que c'est une bonne chose que nous ayons pu régler cela de manière pacifique.»

AKP-Yonhap





