Le Premier ministre invite un opposant à un débat en face-à-face sur les questions frontalières
AKP Phnom Penh, le 10 octobre 2026 -- Le Premier ministre cambodgien, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a lancé samedi un défi au responsable politique de l’opposition Um Sam An, l’invitant à un débat en face-à-face avec des experts officiels des questions frontalières au sujet des accusations concernant la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande.
Dans un message spécial publié samedi après-midi sur sa page Facebook officielle, Samdech Thipadei Hun Manet a rappelé qu’Um Sam An, un ancien condamné qui avait été emprisonné pour avoir diffusé des allégations infondées sur les questions frontalières, était récemment réapparu sur la scène publique en se présentant comme un expert en matière de frontières.
Le Premier ministre a indiqué qu’Um Sam An continuait de tenir des propos infondés concernant la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Ces derniers jours, le responsable politique a affirmé que les bornes frontalières temporaires installées par le groupe de travail technique de la Commission mixte frontalière (JBC) entre les bornes 52 et 59 empiétaient sur le territoire cambodgien. Il a également accusé le gouvernement royal d’avoir cédé des terres à la Thaïlande en échange de la paix et du maintien au pouvoir.
Le Premier ministre a souligné que de telles affirmations ne visaient pas seulement le gouvernement royal, mais diffamaient aussi directement les responsables cambodgiens chargés des questions frontalières, qui consacrent depuis des décennies leurs efforts à la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays avec le plus grand sens des responsabilités. Il a qualifié ces accusations de graves et d’inacceptables.
Afin de garantir la transparence, la reddition de comptes et la responsabilité envers le public, tout en donnant à Um Sam An et à son équipe l’occasion de démontrer leurs compétences réelles et d’étayer leurs affirmations, Samdech Thipadei Hun Manet a formulé une proposition officielle en cinq points :
1. Dialogue direct : Inviter Um Sam An et son équipe technique à présenter tous les documents et éléments de preuve concernant le secteur frontalier situé entre les bornes 52 et 59, afin de participer à une discussion ouverte et directe avec les experts en matière de frontières du Secrétariat d’État aux affaires frontalières du Cambodge.
2. Transparence sous observation : Les négociations frontalières confidentielles ne permettant pas de diffuser largement sur les réseaux sociaux des informations sensibles, le débat sera néanmoins ouvert aux journalistes, aux représentants des partis politiques, aux organisations de la société civile, aux étudiants, aux intellectuels et aux membres du public, qui pourront assister aux échanges et entendre directement les faits.
3. Garantie de sécurité : Assurer la pleine sécurité d’Um Sam An et de son équipe pendant leur séjour au Cambodge, jusqu’à leur départ.
4. Prise en charge du voyage : Offrir de couvrir les frais de transport aérien aller-retour si Um Sam An ne dispose pas des ressources financières nécessaires.
5. Hébergement et transport : Assurer gratuitement le transport local et l’hébergement pendant toute la durée de leur séjour au Cambodge.
Le Premier ministre Hun Manet a précisé que cette invitation ne visait pas à provoquer une confrontation, mais plutôt à démontrer la transparence et le sens des responsabilités du gouvernement royal envers le peuple cambodgien, alors que les discussions sur les questions frontalières avec la Thaïlande se poursuivent. Il a ajouté que le gouvernement royal n’avait rien à cacher et que son équipe technique était prête à engager un dialogue direct.
Espérant qu’Um Sam An accepterait l’invitation, Samdech Thipadei Hun Manet a exhorté ce responsable politique, qui s’exprime fréquemment sur les questions frontalières sur diverses plateformes, à ne pas chercher d’excuses ni à esquiver l’occasion de présenter ses preuves devant des observateurs et le public cambodgien.



Par C. Nika





