Le Premier ministre Hun Manet réaffirme sa garantie de sécurité à l’opposant invité à discuter des questions frontalières entre le Cambodge et la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 11 octobre 2026 --
Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a réaffirmé sa garantie de sécurité au politicien de l’opposition Um Sam An et à son équipe, les exhortant à se rendre au Cambodge pour discuter directement avec l’équipe technique du Secrétariat d’État aux affaires frontalières des documents et des preuves concernant le secteur de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande situé entre les bornes 52 et 59.
Dans un message sur les réseaux sociaux dimanche après-midi, le Premier ministre a indiqué avoir écouté la réponse d’Um Sam An, d’une durée d’environ 80 minutes, à son invitation, tout en faisant remarquer qu’il n’avait pas clairement précisé s’il acceptait celle-ci. Samdech Thipadei a expliqué que les discussions proposées visaient à démontrer la transparence, la reddition de comptes, l’exactitude des informations et le sens des responsabilités envers le public cambodgien, alors que la question frontalière demeurait non résolue.
Concernant les préoccupations liées à la sécurité, le Premier ministre a réitéré qu’Um Sam An et son équipe bénéficieraient d’une garantie de sécurité pendant toute la durée de leur séjour au Cambodge, jusqu’à leur départ. Il a ajouté que, s’ils n’avaient pas confiance en lui ou dans le gouvernement royal, ils pourraient demander à une ambassade étrangère au Cambodge ou à une organisation de la société civile de leur choix d’assurer le suivi de leur sécurité.
Samdech Thipadei a expliqué que le choix du Cambodge comme lieu des discussions répondait à deux objectifs. Premièrement, il permettrait aux citoyens cambodgiens, notamment aux journalistes, aux représentants des partis politiques, aux organisations de la société civile, aux étudiants, aux intellectuels et aux membres du public, ainsi qu’aux partisans d’Um Sam An, d’assister aux échanges et d’en être les témoins directs.
Deuxièmement, le Premier ministre a souligné que les discussions ne devaient pas se limiter à un échange de documents autour d’une table, car cela pourrait ne pas suffire à résoudre les questions soulevées ni à apporter les éclaircissements nécessaires. Si besoin était, les participants devraient pouvoir procéder à des vérifications sur le terrain afin d’établir les faits.
Samdech Thipadei Hun Manet a exprimé l’espoir qu’Um Sam An et son équipe accepteraient l’invitation et prendraient part aux discussions au Cambodge. Il a affirmé que cette démarche démontrerait l’engagement du gouvernement royal en faveur de la transparence et de la reddition de comptes concernant la question frontalière non résolue entre le Cambodge et la Thaïlande. Il a aussi estimé que le choix de tenir les discussions au Cambodge refléterait le degré de confiance du politicien de l’opposition envers les citoyens cambodgiens vivant dans le pays ainsi que la considération qu’il leur porte.

Par C. Nika



