Les Douanes du Cambodge condamnent l'armée thaïlandaise pour la destruction de leurs bureaux à Boeung Trakuon
AKP Phnom Penh, le 11 décembre 2025 --
La Direction générale des douanes et de la régie du Cambodge (GDCE), relevant du ministère de l'Économie et des Finances, a fermement condamné l'action militaire meurtrière menée par les forces armées thaïlandaises le 8 décembre dernier.
Cette action aurait consisté en des tirs de roquettes qui ont détruit son bâtiment administratif situé à Boeung Trakuon, dans le village de Banteay Meanrith, commune de Kok Romiet, district de Thmâr Puok, province de Banteay Meanchey.
Dans une déclaration reçue ce soir par l'AKP, le GDCE a précisé que le bâtiment administratif de deux étages chargé de la collecte des recettes nationales et de la facilitation du commerce international n'était pas un bien militaire, mais une infrastructure civile.
Le GDCE a appelé les communautés nationale et internationale, ainsi que toutes les parties prenantes concernées, à condamner avec la plus grande fermeté l'attaque et à exhorter les forces armées thaïlandaises à cesser immédiatement leurs opérations contre les infrastructures civiles.
Dans sa déclaration, le GDCE a dénoncé cette action comme témoignant d'une « profonde immoralité, d'un irrespect extrême et d'un mépris total » de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Cambodge. Il a affirmé qu'elle constituait une violation flagrante du droit international humanitaire, de la Charte de l’ONU, de la Charte de l'ASEAN et du Traité d'amitié et de coopération en Asie du Sud-Est. Il a aussi souligné que cette frappe de roquettes contrevenait à la Déclaration conjointe du 26 octobre 2025 sur l'accord de paix Cambodge-Thaïlande, signée en présence de personnalités diplomatiques de premier plan, dont le président américain Donald Trump et le Premier ministre malaisien et président de l'ASEAN, Anwar Ibrahim.
Le GDCE a exigé que la Thaïlande assume l'entière responsabilité de cette action militaire qu'il a qualifiée de « sauvage et illégale », et qui, selon lui, menace la paix et la sécurité régionales. Le GDCE a exhorté toutes les parties prenantes à condamner l'attaque et à faire respecter les normes juridiques internationales.



Par C. Nika





