Le Cambodge recourra à la conciliation obligatoire de la CNUDM après la résiliation du MOU 2001 par la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 05 mai 2026 --
Le Cambodge a annoncé qu’il initierait le mécanisme de conciliation obligatoire prévu par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) à la suite de la décision de la Thaïlande de mettre fin unilatéralement au Mémorandum d’entente de 2001 (MOU 2001) sur les revendications maritimes chevauchantes.
S’exprimant après l’approbation par le Cabinet thaïlandais de cette résiliation le 5 mai, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Prak Sokhonn, a exprimé ses regrets face à cette décision, soulignant que le mémorandum constituait depuis longtemps le seul cadre bilatéral pour traiter les questions de délimitation maritime entre les deux pays.
Il a indiqué qu’à la lumière de cette évolution, le Cambodge n’avait d’autre choix que de recourir aux mécanismes de la CNUDM, en particulier à la conciliation obligatoire, afin de résoudre le différend de manière pacifique et fondée sur le droit.
Prak Sokhonn a insisté sur le fait que le retrait de la Thaïlande n’affecte pas les droits légitimes du Cambodge sur son territoire maritime, réaffirmant la position du Royaume au regard du droit international.
Le chef de la diplomatie cambodgienne a souligné que ce recours à la CNUDM reflétait l’engagement constant du Cambodge à régler les différends avec ses pays voisins par des moyens pacifiques et conformément aux principes juridiques internationaux.
Il a également rappelé que le MOU 2001 représentait un engagement politique commun des deux pays en faveur d’une approche coopérative et fondée sur le droit pour la gestion des revendications maritimes chevauchantes.
Le Cambodge considère la résiliation du mémorandum par la Thaïlande comme un recul par rapport à cet engagement, mais réaffirme sa détermination à parvenir à une solution juste et durable à travers des mécanismes juridiques reconnus au niveau international.

Par C. Nika





