L’OIF salue les appels du Cambodge à la pleine mise en œuvre des accords conclus
AKP Phnom Penh, le 11 décembre 2025 --
La Secrétaire générale de la Francophonie, Louise MUSHIKIWABO, a exprimé sa profonde préoccupation face à la reprise des affrontements armés entre le Royaume du Cambodge et la Thaïlande le long de leur frontière commune.
Dans un communiqué de presse daté du 10 décembre, Mme MUSHIKIWABO a condamné les violations de l'Accord de cessez-le-feu du 28 juillet 2025 et de la Déclaration conjointe signée à Kuala Lumpur le 26 octobre 2025 entre les deux pays. « Cette situation menace dangereusement la paix et la sécurité dans la région », a-t-elle souligné.
Déplorant les tragiques pertes humaines déjà enregistrées, Louise MUSHIKIWABO a invité les deux parties à faire de la protection des civils une priorité absolue et à prendre les mesures urgentes requises pour garantir leur sécurité.
Elle a enfin appelé à l'application effective des engagements pris par les deux parties et a, à cet égard, salué les appels des autorités cambodgiennes à la pleine mise en œuvre des accords conclus.
L'OIF a réaffirmé l'importance du droit international pour résoudre pacifiquement les différends, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des États.
L'OIF compte 90 États et gouvernements : 53 membres, 5 membres associés et 32 observateurs.
A noter que depuis le 7 décembre dernier, les forces thaïlandaises ont repris leurs attaques sur le territoire cambodgien et étendu ses opérations à plusieurs localités des provinces de Preah Vihear, Banteay Meanchey, Oddâr Meanchey, Battambang et Pursat. Ces opérations ont notamment impliqué l'utilisation d'armes lourdes, d'avions de chasse F-16 et de gaz toxiques, causant des victimes civiles, des dégâts matériels (habitations, temples et centres de santé), la fermeture temporaire de centaines d'écoles et le déplacement des centaines de milliers de civils. Après plus de 24 heures de retenue maximale, le Cambodge n'a d'autre choix que de riposter en état de légitime défense face aux violations répétées de son intégrité territoriale.

Par C. Nika





