Le Cambodge se réjouit du retour de trois sculptures khmères sacrées du Musée national d'art asiatique du Smithsonian
AKP Phnom Penh, le 17 décembre 2025 -- Trois chefs-d'œuvre khmers précieux pour le Cambodge, la tête d'Harihara (Xe siècle), la déesse Uma (Xe siècle) et la Prajnaparamita (fin du XIIe siècle), seront restitués au Cambodge par le Musée national d'art asiatique du Smithsonian, a annoncé ce matin le ministère de la Culture et des Beaux-Arts.
Ce retour faisait suite à plusieurs années de discussions entre le Musée et l'équipe cambodgienne chargée de la restitution, a indiqué le ministère, ajoutant que le conseil d'administration de la Smithsonian Institution a officiellement approuvé ce retour le 27 octobre 2025.
Selon le ministère, la restitution de ces sculptures sacrées est le fruit d'une enquête approfondie sur leur provenance. Cette enquête a conclu que les objets avaient été emportés du Cambodge durant des décennies de guerre civile et d'insécurité qui ont engendré des pillages généralisés. Leur restitution représente une étape cruciale vers la restauration culturelle du peuple cambodgien.
« Le Cambodge a toujours souligné que les antiquités qu'il récupère, notamment ces trois chefs-d'œuvre, ne sont pas de simples œuvres d'art exceptionnelles ; elles incarnent l'esprit de nos ancêtres et l'identité du peuple khmer. Elles représentent la force, le dévouement et la créativité intemporels de l'Empire d'Angkor. Leur retour marque un moment de recueillement et de guérison pour un pays qui a enduré des décennies de conflit et de destruction culturelle », a déclaré le Dr Phoeurng Sackona, ministre de la Culture et des Beaux-Arts.
La ministre a exprimé sa gratitude à la Smithsonian Institution, au Musée national d'art asiatique, à l'ambassade des États-Unis à Phnom Penh, à l'équipe d'archéologues et de chercheurs du ministère et au Musée national, ainsi qu’à Bradley J. Gordon d'Edenbridge Asia et Melina Antoniadis de NOSTOS Strategies pour leur coopération, leur soutien et leur contribution qui ont rendu ce retour historique possible.

Par C. Nika





