Lee : «Une coopération étroite avec la France pour la libre navigation dans le détroit d'Ormuz»
AKP Phnom Penh le 9 septembre 2026—
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a déclaré mardi, à l'issue de son sommet bilatéral avec son homologue français Emmanuel Macron à Paris, que la Corée du Sud et la France continueraient de «coopérer étroitement en faveur de la libre navigation et la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales dans le détroit d'Ormuz».
Lee a également rappelé qu'il avait déjà exprimé, en avril dernier, à l'occasion de la visite d'Etat de Macron à Séoul, la volonté de la Corée du Sud de contribuer à la liberté de navigation et à la stabilité dans le détroit d'Ormuz en participant à l'initiative multilatérale menée par la France et le Royaume-Uni.
Dans un contexte marqué par la pression exercée par le président américain Donald Trump sur Séoul concernant un éventuel envoi de troupes sud-coréennes dans la région, la déclaration de Lee à Paris laisse donc ouverte la possibilité d'un engagement sud-coréen dans cette mission multilatérale pacifique qui consisterait à faire respecter le droit international et celui de la mer.
Concernant la guerre en Ukraine, Lee a déclaré que «la Corée du Sud a poursuivi son soutien à l'Ukraine dans différents domaines et continuera de déployer des efforts avec la communauté internationale pour obtenir la paix et permettre à l'Ukraine de se relever».
Le président sud-coréen a également indiqué que Macron avait réaffirmé sa «soutien immuable» concernant la politique sud-coréenne vis-à-vis de la Corée du Nord. Les deux pays, a-t-il ajouté, «continueront de coopérer étroitement pour la paix au sein de la communauté internationale».
Selon un briefing donné à Paris par Wi Sung-lac, chef du Bureau de la sécurité nationale sud-coréen, le sommet bilatéral entre Lee et Macron a permis de «concrétiser et de développer réellement la coopération entre les deux pays».
Wi a également estimé que cette collaboration dans le nucléaire civil est désormais «plus approfondie». Il a poursuivi en soulignant que «les deux pays sont concurrents sur le marché mondial de la construction de centrales nucléaires, mais les deux parties sont convenues qu'il existe un grand potentiel de coopération fondé sur leur complémentarité». Les deux pays se sont par ailleurs mis d'accord pour lancer dès ce mercredi un «dialogue entre hauts responsables dans le domaine du nucléaire civil».

AKP-Yonhap



