La première réunion de conciliation au titre de la CNUDM entre le Cambodge et la Thaïlande se tiendra du 14 au 16 septembre à Singapour
AKP Phnom Penh, le 9 septembre 2026 — La Commission de conciliation constituée en vertu de l’Annexe V de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) tiendra sa première réunion avec le Cambodge et la Thaïlande à Singapour, du 14 au 16 septembre 2026, selon une annonce de la Cour permanente d’arbitrage (CPA).
Dans une déclaration rendue public ce soir, le ministère cambodgien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a salué la tenue de cette réunion, la considérant comme une nouvelle étape importante du processus pacifique engagé par le Cambodge pour régler les différends maritimes entre les deux pays.
Le Cambodge sera représenté par son Agent, Prak Sokhonn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et son Agent adjoint, Lam Chea, ministre chargé du Secrétariat d’État aux affaires frontalières, accompagnés de la délégation cambodgienne et de l’équipe juridique.
Les déclarations liminaires des Parties auront lieu le 15 septembre à 8h, heure du Cambodge (9h, heure de Singapour), et seront ouvertes au public et retransmises en direct sur Internet en khmer, en anglais et en thaï. La déclaration liminaire du Cambodge sera prononcée par Prak Sokhonn.
Cette réunion constitue une nouvelle étape importante du processus pacifique engagé par le Cambodge pour régler les revendications maritimes qui se chevauchent entre les deux pays. Le Cambodge a eu recours à la procédure de conciliation obligatoire après que la Thaïlande eut mis fin unilatéralement au cadre bilatéral convenu dans lequel les deux pays négociaient leurs revendications maritimes qui se chevauchent depuis plus de deux décennies.
D’après le ministère, la conciliation obligatoire prévue à l’Annexe V de la CNUDM est une procédure non juridictionnelle dans laquelle une commission neutre aide les parties à rechercher un règlement à l’amiable.
Ce mécanisme avait déjà été utilisé avec succès par le Timor-Leste et l’Australie, leur processus de conciliation ayant abouti à la signature, en 2018, d’un traité établissant leur frontière maritime.
Le Cambodge a exprimé l’espoir que ce processus aiderait de la même manière le Cambodge et la Thaïlande à parvenir à une solution juste et durable à leurs différends maritimes, notamment en permettant potentiellement de mettre en valeur d’importantes ressources pétrolières et gazières au bénéfice des deux pays, à un moment crucial pour la sécurité énergétique régionale.
Le ministère a réaffirmé la ferme conviction du Cambodge selon laquelle le droit international constitue le fondement du règlement pacifique des différends entre les États.
« Le Cambodge engage cette procédure de bonne foi et dans un esprit de coopération, avec une pleine confiance dans la Commission de conciliation », souligne la déclaration.

Par C. Nika





