Le Premier ministre Hun Manet propose deux options à Um Sam An pour vérifier ses allégations frontalières
AKP Phnom Penh, le 19 octobre 2026 --
Le Premier ministre cambodgien, Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, a proposé au politicien de l’opposition Um Sam An deux options pour présenter et vérifier les preuves concernant la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, entre les bornes frontalières No. 52 et 59, l’exhortant à faire un choix clair et à répondre rapidement.
Dans un message publié lundi sur les réseaux sociaux, le Premier ministre a indiqué que, pendant ses visites officielles en Azerbaïdjan, en Türkiye et au Kazakhstan, ainsi que sa participation au 7e Sommet de la Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA), Um Sam An avait multiplié les déclarations et accordé des interviews sur la question frontalière.
Selon le Premier ministre, les déclarations d’Um Sam An laissaient entendre que celui-ci craignait de rentrer au Cambodge malgré les garanties de sécurité qui lui avaient été données, ne disposait pas de documents probants clairs pour étayer ses allégations et avait cherché à imposer des conditions détournant le débat de la vérification de ses accusations vers une demande de grâce.
Samdech Thipadei a souligné que la possibilité d’un dialogue restait ouverte. Il a expliqué que cette initiative visait à permettre à l’équipe d’Um Sam An de rencontrer le groupe de travail du gouvernement royal chargé des affaires frontalières afin de présenter les documents et les preuves pertinents et de répondre aux préoccupations du public concernant cette zone frontalière.
Comme alternative à une participation en personne, Um Sam An peut désigner un représentant ou une délégation, comprenant notamment des personnes résidant à l’étranger ou déjà présentes au Cambodge, pour prendre part aux discussions et au processus de vérification, a précisé le Premier ministre.
Il a toutefois fixé quatre conditions pour cette option. Um Sam An doit conférer à ses représentants les pleins pouvoirs pour s’exprimer en son nom et au nom de son équipe ; leur fournir tous les documents, preuves et témoignages pertinents concernant la frontière entre les bornes No. 52 et 59 ; accepter les déclarations et arguments présentés par ses représentants au cours des discussions ; et reconnaître les résultats du processus de vérification.
Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement royal accueillerait favorablement l’une ou l’autre des deux options : Um Sam An pourrait conduire lui-même son équipe pour participer aux discussions, sans les conditions supplémentaires qu’il avait précédemment avancées, ou désigner des représentants chargés d’y prendre part en son nom.
Il a réaffirmé sa garantie de sécurité pour Um Sam An et son équipe s’ils participaient en personne, ainsi que pour tout représentant ou toute délégation désigné pour prendre part au processus.
Samdech Thipadei a exprimé l’espoir qu’Um Sam An choisirait l’une des deux options et fournirait rapidement une réponse claire afin de contribuer à dissiper les doutes du public concernant cette zone frontalière. Il l’a également exhorté à ne pas avancer de nouveaux motifs ou prétextes pour éviter de participer aux discussions.
Le Premier ministre a souligné que le gouvernement royal avait de nombreuses autres responsabilités à assumer envers la nation et le peuple, notamment la gestion des questions frontalières avec la Thaïlande. Il a appelé les Cambodgiens, quelle que soit leur appartenance politique, à laisser au gouvernement la possibilité de traiter de manière responsable la situation frontalière complexe et non résolue avec la Thaïlande.
Il a ajouté que les allégations selon lesquelles le gouvernement royal aurait cédé à la Thaïlande du territoire cambodgien situé entre les bornes frontalières No. 52 et 59 étaient trop graves pour être ignorées, ce qui l’avait conduit à y répondre directement.

Par C. Nika





