Le Cambodge appelle au plein respect du droit international pour garantir une paix durable
AKP Phnom Penh, le 9 septembre 2026 --
Le Cambodge a appelé au plein respect du droit international, notamment de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du règlement pacifique des différends, soulignant qu’une paix durable exige davantage que la simple absence de conflit armé.
Cet appel a été lancé par Kè Sovann, ambassadeur et représentant permanent du Cambodge auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève, lors de son intervention à la 63e session du Conseil des droits de l’homme, le 8 septembre 2026, au titre du point 2 consacré au débat général sur le rapport annuel du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Kè Sovann a déclaré que le Cambodge partageait les préoccupations du Haut-Commissaire concernant le nombre croissant de conflits armés, les souffrances infligées aux populations civiles et le recul du respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ainsi que de la Charte de l’ONU.
« Pour le Cambodge, ces préoccupations restent immédiates », a-t-il déclaré, soulignant que, bien que le cessez-le-feu conclu en décembre 2025 entre le Cambodge et la Thaïlande demeure en vigueur, plus de 20 000 Cambodgiens déplacés ne sont toujours pas en mesure de rentrer chez eux en toute sécurité et dans la dignité.
Il a indiqué que des habitations et des infrastructures civiles avaient été détruites, affectant gravement les moyens de subsistance et l’éducation, en particulier des femmes et des enfants.
Le Cambodge est aussi vivement préoccupé par le fait que les forces armées thaïlandaises continuent de mener des activités illégales dans des zones occupées situées à l’intérieur même du territoire cambodgien, créant des faits accomplis par l’installation de barbelés et de conteneurs, la construction d’infrastructures militaires et civiles, ainsi que la délivrance de titres fonciers à des citoyens thaïlandais avant la délimitation conjointe de la frontière, a-t-il ajouté.
Kè Sovann a salué le soutien international au cessez-le-feu et à l’aide humanitaire, mais a précisé que la paix exigeait davantage que l’absence de combats. Elle doit également protéger les civils et permettre leur retour chez eux dans des conditions sûres et dignes.
« Le Cambodge appelle au plein respect du droit international, notamment de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du règlement pacifique des différends, afin de mettre fin aux souffrances des populations civiles et de parvenir à une paix durable », a-t-il conclu.


Par C. Nika





